Roger Milla

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À treize ans, il signe sa première licence à l’Éclair de Douala. Sa technique et son sens du but font déjà merveille. Il lui faut attendre encore cinq ans avant de découvrir le championnat national avec les Léopards Douala. Deux titres de champion du Cameroun et une demi-finale de Coupe d’Afrique des clubs champions plus tard, Milla pose ses valises au Tonnerre Yaoundé. La sélection nationale ne tarde pas à l’accueillir.

Si sa carrière internationale débute sous les meilleurs auspices à l’image du Ballon d’or africain qu’il reçoit en 1976, son parcours en club est loin d’être aussi prestigieux. Fin dribbleur et fougueux attaquant, Valenciennes lui propose un contrat mais il joue peu. Blessé ou sur le banc de l’AS Monaco, la Côte d’Azur est sans saveur. Départ pour Bastia où ses séjours impromptus au Cameroun lassent les dirigeants : « On m’a jugé sur les apparences… les grands clubs n’ont pas cru en moi » explique-t-il avec un soupçon de rancœur. Appelé à la rescousse de Saint-Étienne rétrogradé en deuxième division, Roger Milla retrouve le chemin du but : 22 buts en 31 rencontres. Son périple s’achève à Montpellier, club où il se sent enfin bien. (Il y intègre même l’encadrement technique après sa carrière professionnelle). Après avoir inscrit 62 buts en Championnat de France de première division, il le quitte le 31 mai 1989. Parallèlement à cette réussite mitigée en club, la sélection camerounaise assiste à l’éclosion du génie. Première sélection et premier but en juillet 1978. Les Camerounais décrochent leur billet pour la Coupe du monde 1982. Malgré un bon parcours et après avoir fait trembler l’Italie, futur vainqueur, les Africains sont éliminés en terminant invaincus. Milla raccroche les crampons internationaux en janvier 1988 et son Jubilé Roger Milla rassemblent près de 150 000 spectateurs. Dès lors, la Coupe du monde apparaît comme un lointain souvenir. Pourtant, le tranquille retraité de l’île de La Réunion (il a entre temps accepté d’être avant-centre à la St Pierroise (club de Division d’Honneur Régionale), qui décroche ainsi le titre de Championne de la Réunion 1990) est rappelé au chevet de son équipe par le président Camerounais et Roger Milla reprend alors du service.

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