Paul Biya

Agrandir l'image

L’homme du Renouveau

La trajectoire politique exceptionnelle de Paul BIYA revêt les oripeaux d’une particularité qui a commencé dès son enfance Paul BIYA naît le 13 février 1933 à Mvomeka’a, non loin de Sangmélima, dans le Sud-Cameroun, du feu Etienne MVONDO ASSAM et de feue Madame MVONDO née Anastasie EYENGA ELLE.

Son itinéraire est d’abord celui d’un jeune homme né pendant la colonisation et destiné à devenir un homme d’église. C’est donc un humaniste qui sort des différents parcours scolaires à l’Ecole catholique de Nden où il obtient Le CEPE en juin 1948 ; au pré séminaire Saint Tharcissius à Edéa (1948- 1950) ; au Petit Séminaire d’Akono (1950-1954) et au Lycée Général Leclerc où son cycle secondaire s’achève avec l’obtention du Baccalauréat, série philosophie, en juin 1956.

 

Son séjour à Paris, en France, comme étudiant lui donne l’occasion de découvrir la philosophie occidentale et de lire certains des auteurs qui, aujourd’hui encore, guident sa pensée. Au Lycée Louis-le-Grand à Paris ainsi qu’à l’Institut d’études politiques de Paris ou à l’Institut de Hautes Etudes d’Outre-Mer, il demeure fidèle à ses convictions d’adolescent. Il croit en l’homme, en sa capacité de dépassement de soi et en son besoin naturel de liberté. Sa formation académique est essentiellement juridique : Licence en Droit public (1960), diplôme de l’Institut d’Etudes Politiques (1961), diplôme de l’Institut des Hautes Etudes d’Outre-Mer (1962), diplôme d’Etudes supérieures en Droit public (1963). Les rares jeunes cadres africains qui avaient effectué un tel parcours à la fin des années 1950 débarquaient naturellement au sein de la haute administration. Paul BIYA n’échappera pas à ce destin. Revenu au Cameroun au lendemain de l’indépendance, il est immédiatement nommé Chargé de mission à la présidence de la République en octobre 1962. Il occupe cette fonction pendant moins de deux ans et devient Directeur du Cabinet du ministre de l’Education nationale en janvier 1964. Promu Secrétaire Général du même ministère en juillet 1965, et en janvier 1968, il est nommé Secrétaire Général de la Présidence de la République, cumulativement avec ses fonctions de Directeur du Cabinet Civil. Itinéraire fulgurant. Mais le meilleur est à venir.

En août 1968, Paul BIYA entre au Gouvernement comme ministre Secrétaire Général à la présidence. En juin 1972, il est promu ministre d’Etat, Secrétaire Général à la présidence de la République. Il occupe ces fonctions pendant cinq ans, puis est nommé Premier ministre le 30 juin 1975. Il devient le successeur constitutionnel du Chef de l’Etat en juillet 1979. Et Président de la République, après la démission d’Ahmadou Ahidjo, le 6 novembre 1982, en vertu de l’amendement constitutionnel issu de la loi n°79/02 du 29 juin 1979.
Le Chef de l’Etat Paul BIYA est marié depuis le 23 avril 1994 à Chantal BIYA, après le décès de sa première épouse. Il est père de trois enfants : Franck BIYA, Paul BIYA Junior et Anastasie Brenda BIYA EYENGA.

L’homme politique

Lorsqu’il prête serment pour la première fois en novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau Chef de l’Etat décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

 

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour conforter définitivement sa main mise sur les rênes du pouvoir. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en le rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : “ le nom (du RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens le plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques. Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique. Le “ vent d’Est “ dont parle le Chef de l’Etat stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque le début du processus démocratique camerounais. Cette année là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste. C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’Etat lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’Etat. En outre, la paix et l’Unité ont été préservées, voire renforcées.

L’orfèvre de la libéralisation

Le leitmotiv de la politique du président Paul BIYA est, depuis son accession à la magistrature suprême, la marque du sceau de la libéralisation de la société camerounaise. Sous lui, le Cameroun vit un régime de paix, de liberté et de stabilité politique. La démocratie est réelle. Les élections sont démocratiques, libres et transparentes. L’option de libéralisation est clairement exprimée en juin 1991 devant les élus du peuple : “ Graduellement et méthodiquement, nous avons libéralisé et démocratisé la vie nationale. Toutes les lois susceptibles de porter atteinte aux libertés individuelles et collectives ont été supprimées ou révisées de fond en comble ; nous avons instauré le multipartisme. La liberté de la presse et la liberté d’opinion sont garanties “. Ce processus de modernisation politique est traduit par la mise en place d’institutions qui consacrent la séparation des pouvoirs et la garantie des droits individuels, à travers la révision constitutionnelle du 18 janvier 1996 ; la promulgation d’un nouveau Code de procédure pénale plus respectueux des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

 

La consécration de la liberté politique se manifeste à travers la pratique et les discours : le Président réaffirme avec fierté qu’au Cameroun “ on n’a plus besoin de prendre le maquis pour exprimer ses idées “. A titre d’illustration, on dénombre à ce jour 197 partis politiques qui, depuis 1990, prennent part aux consultations électorales. En décembre 2000, à la demande d’une grande partie de l’opinion, il est créé un Observatoire National des Elections (ONEL). En novembre 2006, divers acteurs sociaux dans le cadre d’une large consultation, réfléchissent pour moderniser la nouvelle méthode d’organisation des élections. C’est ELECAM dont les activités débutent en juin 2008.

Le Président de la République est titulaire de plusieurs décorations et distinctions honorifiques :

  • Grand-Maître des Ordres nationaux (République du Cameroun)
  • Grand-Croix de la Légion d’Honneur (République française)
  • Great Commander of the Medal of St- George (Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord)
  • Grand-Croix de classe exceptionnelle (République Fédérale d’Allemagne)
  • Grand Collier de l’Ordre du Ouissam Mohammadi (Royaume du Maroc)
  • Great commander of the Order of Nigeria (République fédérale du Nigéria)
  • Grand-Croix de l’ordre national du Mérite (République du Sénégal)
  • Commandeur de l’Ordre national tunisien
  • Docteur Honoris Causa de l’Université du Maryland (USA)
  • Professeur Honorifique de l’Université de Beijing (République Populaire de Chine)
  • Lauréat du prix du CEPS (édition 1988)
  • 6 novembre 1982 : Son Excellence Paul BIYA devient Président de la République par le jeu des mécanismes constitutionnels à la suite de la démission de Monsieur Ahmadou Ahidjo
  • 14 janvier 1984 : Son Excellence Paul BIYA est élu Président de la République
  • Membre du Bureau politique et du Comité Central de l’Union Nationale Camerounaise (UNC) depuis le 2e congrès ordinaire du parti en février 1975 à Douala et Vice Président du Comité Central de l’UNC après le congrès de Bafoussam en février 1980
  • Il est élu Président de l’Union Nationale Camerounaise (UNC) lors du 2e congrès extraordinaire du parti tenu à Yaoundé le 14 septembre 1983
  • Il est triomphalement porté à la Présidence du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) à l’issue du 4e congrès ordinaire de l’Union Nationale Camerounaise tenu du 21 au 25 mars 1985 à Bamenda, qui vit la transformation de ce parti et son changement de dénomination
  • 24 avril 1988 : il est réélu Président de la République
  • 12 octobre 1992 : il est à nouveau porté à la tête de l’Etat à l’issue de la première élection présidentielle pluraliste
  • 12 octobre 1997 : il est porté en triomphe à la tête de l’Etat et entame son premier septennat
  • 11 octobre 2004 : SE Paul BIYA est réélu Président de la République

Sportif, Paul BIYA aime faire du vélo, du jogging ou de la marche lorsque le temps le lui permet.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


13 − onze =