Manu Dibango

Agrandir l'image

Manu Dibango est né à Douala de parents protestants, Michel Manfred N’Djoké Dibango, père fonctionnaire issu de l’ethnie Yabassi et d’une mère couturière à la maison, issue de l’ethnie douala. C’est dans la chorale du temple, dont sa mère est occasionnellement professeur, qu’il est initié au chant tandis que le gramophone parental lui fait découvrir surtout la musique française, américaine et cubaine, les marins de ces pays débarquant dans le port de Doula avec leurs disques1.

Sa scolarité commence par l’école du village et se poursuit à « l’école des blancs » où il obtient son certificat d’études. Son père l’envoie poursuivre ses études en France2.

Au printemps 1949, il débarque à Marseille où il est accueilli par son « correspondant » M. Chevallier, sévère instituteur de Saint-Calais3. C’est dans la famille d’accueil de cette commune de Sarthe qu’il passe son adolescence et découvre la culture française. Son autobiographie Trois kilos de café rappelle qu’il est arrivé avec dans son sac de 3 kilos de café, denrée rare et chère à cette époque, pour payer ses premiers mois de pension4. Ensuite étudiant à Chartres, puis à Château-Thierry au début des années 1950, il y découvre le jazz, joue de la mandoline et y apprend le piano. Lors d’un séjour dans un centre de colonie réservé aux enfants camerounais résidents en France (à Saint Hilaire du Harcouët (50))[1], il découvre le saxophone emprunté à son ami Moyébé Ndédi et y rencontre Francis Bebey. Ce dernier lui apprend les bases du jazz et ils forment un petit groupe jouant de cette musique ; mais c’est à Reims, où il prépare le baccalauréat philo, qu’il s’initie au saxophone et commence à se produire dans les « boîtes » et les bals de campagne, au grand dam de son père qui lui coupe les vivres en 1956 lorsqu’il échoue à la seconde partie du baccalauréat2.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


9 − 4 =